Portrait de Dali

Salvador Dali est probablement l’un des artistes impressionnistes les plus connus au monde. On se propose de faire le portrait de ce peintre excentrique qui aura marqué à jamais l’histoire de la peinture.

De ses débuts jusqu’au surréalisme

Il est né en 1904 à Figueres en Espagne, Dali est prénommé Salvador d’après son frère mort 9 mois avant sa naissance. Il rapportera que ses parents auraient dit de lui qu’il était la réincarnation de son frère. Déjà, on devine que le jeune homme sera un homme à part. Il part étudier les beaux-arts à Madrid où il se fait une réputation de dandy excentrique, entretenu notamment grâce à un style vestimentaire et capillaire atypique. Dali va alors s’essayer à plusieurs styles artistiques. L’impressionnisme avec notamment son autoportrait réalisé en 1920, le réalisme sous l’influence de son maître Isidre Nonell et le cubisme influencé par Juan Gris. Mais au final c’est plutôt la peinture de Giorgio de Chirico qui finit de le séduire totalement. Dali aime ses classiques ainsi que la rigueur technique de l’artiste métaphysique qui est mise au service de l’expression de l’inconscient. C’est d’ailleurs en 1923 que, influencé par le peintre italien, sa propre peinture devient lisse, fine et dépourvue d’empattements. Cinq ans plus tard il fait la rencontre d’André Breton et débutera alors sa grande aventure surréaliste.

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L’artiste aux multiples facettes

Il va devenir, aux yeux de beaucoup, l’artiste emblématique de ce mouvement auquel il n’appartiendra pourtant qu’une dizaine d’années. Alors surréaliste, moderne, classique ? Essayons de résoudre ensemble le mystère Dali. En 1928, au début de son expérience chez les surréalistes, il développe un certain nombre de thèmes qui lui sont chers tels ceux des paysages marins, de la putréfaction, des formes spectacles ou encore des morphologies molles que l’on retrouvera quelques années plus tard dans l’iconique tableau « Persistance de la mémoire » en 1928. Egalement une fois qu’il s’est insinué dans le surréalisme comme aimera le dire André Breton, Dali rencontrera d’autres membres du mouvement. La plus marquante d’entre elles sera celle faite avec le cinéaste Luis Buñuel. C’est avec lui qu’en 1928, il réalise « Un chien Andalou », une œuvre filmique qui va beaucoup marquer le mouvement. Cela démontre la volonté de Salvador Dali d’utiliser différents moyens afin de dévoiler les mécanismes inconscients de la pensée. L’année d’après, il rencontre le poète Paul Eluard et son épouse Gala. Cette rencontre sera déterminante dans la vie de l’artiste. Dali qui avait dix ans de moins qu’elle, et qui était très certainement impuissant d’après ce que l’on sait, parviendra pourtant à séduire Gala Eluard. Cette dernière deviendra donc sa compagne, mais aussi sa muse, son agent artistique et même en 1934 sa femme. Elle est omniprésente dans son œuvre et ce sont ses obsessions bien souvent sexuelles qui vont amortir le retour du peintre au réalisme. Dali est admiré pour sa créativité continue. Il dira de lui-même qu’« il a une idée par minute, et de préférence incongrue ou obscène ».